Histoire de mes tâtonnements pour en définir le meilleur procédé
39 - LE TRANSPORT DU PREMIER MOÛT
22 octobre 2010
Pour transporter le jus de raisin, j’avais prévu d’utiliser des dames-jeannes en verre. En réalité, ma volonté d’utiliser des produits bio ou recyclables s’est heurtée à plusieurs difficultés. Tout d’abord, il est impossible de trouver ces dames-jeannes dans la région, il me faudrait les commander sur internet, avec un coût de transport important. Ce coût s’ajoutant à leur prix d’achat les rend très onéreuses. Elles sont d’autre part, malgré leur enrobage de plastique, éminemment fragiles. Enfin, je n’ai trouvé aucun fournisseur de dames-jeannes de plus de 20 litres. Il m’en aurait fallu 15 pour transporter les 300 litres de moût. Difficile de les faire toutes entrer dans ma voiture...
Je me suis donc laissé convaincre – par Pascal LARISTAN, mon génial potier devenu mon pote - d’utiliser des tonneaux en polypropylène garanti alimentaire, disposant d’un couvercle avec joint d'étanchéité et d’un cerclage fixé par grenouillère métallique (de marque GILAC).
Pascal m’en a commandé trois de 102 litres chez BERNARD (www.bernard.fr), pour que je puisse bénéficier du tarif professionnel.
Bien entendu, ces tonneaux ne pourront me servir pour la décantation hivernale du moût cuit, car s’ils sont parfaitement étanches pour le transport, leurs couvercles ne sont pas pratiques pour les échanges avec l’air. La fermentation qui va se poursuivre après la cuisson va dégager des gaz, il est nécessaire qu'ils puissent sortir. Si je ferme le tonneau hermétiquement, il finira par exploser ! J’utiliserai donc les jarres en grès pour cette opération de décantation hivernale.

Je n’exclus pas d’acheter à l’avenir des dames jeannes de 50 litres, pour utiliser du verre de préférence au polypropylène. Mais je ne sais où les trouver. Si quelqu’un peut m’aider, je reste très intéressé, malgré les inconvénients cités plus haut...
C’est donc à l’arrière de ma voiture que je transporte le premier moût si précieux, ce samedi 9 octobre 2010. Il fait froid, mais le ciel daigne m’offrir un pâle soleil d’automne. Cela suffit grandement à mon bonheur...
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